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Le 6 décembre 2018, l'Union Belge a commémoré le centenaire de la visite du roi Albert 1er accompagné de son fils, le prince héritier Léopold à l'Union Belge.

En effet, le 6 décembre 1918, sa majesté est venue rendre visite à la maison de retraite, transformée en hôpital militaire entre 1914 et 1919. Près de 5 000 soldats français et belges furent soignés dans cet hôpital militaire 118.

L'ambassadeur de Belgique, François de Kerchove d'Exaerde et le maire de Courbevoie, Jacques Kossowski ont été accueillis par le président de la Mutuelle l'Union Belge, Paul de Gerlache.

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De gauche à droite, Monsieur Paul de Gerlache de Waillimont, président de la mutuelle "l'Union Belge",Monsieur Jacques Kossowski, maire de Courevoie, et SE Monsieur François de Kerchove d'Exaerde, ambassadeur de Belgique. En arrière-plan la reproduction photographique d'un tableau de Léon Bonnat ayant peint Ferdinand Bischoffsheim en 1906 (photo ©Yann Rossignol, Mairie de Courbevoie)

Paul de Gerlache a retracé les grands moments de cette période 1914-1919. Le discours s'est terminé par la récitation d'un poème écrit par Auguste Van der Verren dont voici quelques extraits.

O Belgique ! O cher et noble pays,
Toi aussi, tu étais neutre!
Toi aussi, mais grandie et fière de ta vie
Toi, non, tu n'étais pas pleutre.
Et forte de ton indépendance
De tout cœur et pleine de confiance
Tout entière tu t'es dressée debout.
Car l'honneur, oui, l’honneur avant tout
Devant le formidable colosse,
Qui lâchement, osait violer le sol de ta petite patrie,
Tout entière et, d'un élan sublime prête à sacrifier ta vie,
Tu t'es lancée vers la frontière, criant "Non, tu ne passeras pas".
Et quoique tout haineuse et morose,
La horde barbare vile et sans cœur, l'hercule énorme hésita
Tu montras au monde entier qui tremblant pour toi
Que tu puisais ta force dans ton âme et ton droit.
O Belgique, dans ta simplicité ;
 As-tu compris la grandeur de ton acte ?
Défendant ta sainte neutralité,
Que tu voulais garder en tout intacte.
As-tu compris que ce ne sont non pas des notes
Les unes plus basses et les autres plus sottes :
Qui constituent l'effort suprême,
Du respect en tout de soi-même !
As-tu compris que vis-à-vis d'un peuple méchant, félon et lâche
Qui déchire les actes sacrés sur lesquels leur venin ils crachent ;
Les déclarant chiffons de papier ;
Vive la Belgique, invincible, fière, grande, indépendante !
Vive la liberté ! trempée à jamais dans son âme puissante !—
 
Et maintenant devant le tracé des sillons
Où dorment pour toujours les Flamands, les Wallons
Où dorment nos grands martyrs
Arrêtons-nous un instant courbé et recueilli
 
Car là germe l’avenir,
L’espoir de demain la grandeur de notre pays
Là, sous cette terre, ô linceul de Gloire
Vibrants encore du souffle de la Victoire ;
Là, sont couchés côte à côte nos héros,
Sous l'étreinte éternelle du repos.
Morts pour la Patrie, morts pour la liberté,
Dormez dans la Gloire et l'Immortalité !

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